Pour la première fois depuis la naissance du badmintennis, 3 joueurs classés dans le top 10 (n°4-5-6) et 6 ou 7 (à confirmer selon l'évolution des blessures) membres du top 25 ne se sont pas inscrits. Incontestablement, Frédéric, Antonio, François, Juliano, Ludovic, Jérémy (et peut-être Mike et Eric, blessés) manqueront à notre amicale compétition, et même en dehors des terrains pour quelques-uns d'entre eux qui seront à l'étranger. Au regard du purement sportif, la conséquence est limpide: le niveau global sera un peu moins élevé, d'autant plus que les joueurs du top 15 ne pouvaient pas s'associer. De ce fait, le tournoi devient encore plus "ouvert" et bien malin sera celui qui devinera les futurs vainqueurs et finalistes. Comme d'habitude, il y a bien quelques équipes qui, sur papier, peuvent avoir la faveur des pronostics, mais le tableau est propice à une kyrielle de surprises.
Étant donné que beaucoup d'équipes se tiennent et que le niveau se resserre, j'ai considérablement élargi le nombre de qualifiés pour le 3e tour. Cela donnera la possibilité de "rattrapage" à des équipes vaincues au 1er tour par des paires inattendues et cela rassemblera un maximum d'équipes outsiders qui pourraient crânement jouer leur chance sans qu'on puisse le deviner "sur papier".
Et donc, après un premier tour classique (les 3 premières de poules qualifiées + 2 équipes quatrièmes dans les 2 poules de 5) et, au 2e tour, des barrages concernant uniquement les 3es et les 4es de poules, ce 3e tour rassemblera exceptionnellement 36 équipes qui seront en lutte pour passer en 1/8es de finale, au lieu de 27 ou 30 équipes lors des 6 derniers tournois de doubles.
Ce tableau masculin est aussi fort "renouvelé" en terme d'équipes. Parmi les têtes de séries, seules les 6 premières avaient déjà joué lors de précédents tournois. Jordan Poulain et Jérôme Colson sont n°1 en tant qu'anciens vainqueurs, les frères Debehogne n°2 en tant qu'anciens 1/2 et 1/4 de finalistes. Ensuite viennent, dans l'ordre, des ex-1/2 finalistes, 1/4 de finalistes et 1/8 de finalistes, Philippe et Christophe Dache, Stéphane Stellings et Laurent Jonet (en 2024), Gaspard et Bertrand Mathy, Julien Adnet et Frédéric Jeanmart. À partir du groupe G, ce sont toutes des nouvelles équipes ou des paires qui n'ont pas encore obtenu de hauts résultats.
À partir des 1/8es de finale, le tableau suit la logique purement mathématique de la liste des forces. Avant les 1/8es, l'ordre des têtes de série est évidemment respecté mais les adversaires au sein des groupes sont parfois légèrement "décalés": ils sont désignés selon 2 principes élémentaires et historiques: 1- les têtes de séries restent dans leur partie de tableau (moitié de tableau), qu'elles terminent premières ou deuxièmes de leur groupe, pour éviter les tentations de "calcul" --- 2- les équipes s'affrontant au 1er tour ne peuvent se rejouer dans les poules du 3e tour. Et avec un nombre total de 58 équipes au 1er tour (nombre qui n'est divisible que par 29 !), il n'est de toute façon pas possible de suivre une logique arithmétique à 100 % (mais ça, c'est de "la popote interne"
). Au 3e tour, le risque était très élevé que 6 équipes sur les 36 se soient déjà jouées au 1er tour. Et en 1/8es, sur papier, nous risquions d'avoir 3 matches identiques à ceux du 1er tour... Voilà une des raisons qui expliquent le casse-tête que constituent les tableaux comportant plusieurs tours sous forme de poules. Mais cette complexité me fait de la gymnastique cérébrale que j'apprécie depuis toujours (mais pas plus qu'une fois par an !
).
Pour conclure, ce tableau offre aux équipes qui passent le premier tour le plaisir de jouer 5, 6 ou 7 matches avant même les 1/8es de finale, ce qui est inédit: 3 ou 4 matches au 1er tour selon les groupes + 1 barrage pour certaines équipes + 2 matches au 3e tour.
Philippe D