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2024 : Presque du classique

Disons le tout de suite, ce tournoi des Doubles 2024 n’est pas le plus riche en anecdotes et en événements mémorables. Il porte surtout la marque d’une relative tranquillité que l’on doit essentiellement à deux facteurs : suite à d’importants travaux, la maison de quartier n’est pas opérationnelle, ce qui nous limite beaucoup dans nos animations satellites, et l’organisation bien rodée donne une impression de déroulement fluide, sans failles ni remous.

Cette nouvelle réussite a ses raisons. Si la première édition « post-covid », en 2023, a montré le chemin d’une relance idéale, le comité a su s’en inspirer de façon ad hoc. Notamment notre dévoué et passionné Jérôme Jeanmart qui, une fois encore, a mis toute son intelligence et son énergie à suivre cette voie tracée, tout en apportant les petits réglages qu’il fallait faire et en trouvant encore quelques sujets d’amélioration. Depuis l’année précédente, le génial Mike Debehogne a posé une nouvelle pierre à l’édifice moderne en proposant l’application Tournify qui permet de suivre les horaires, les résultats et les classements en direct sur les smartphones. On peut observer les « branchés »  qui s’en donnent à cœur joie et plus rien ne leur échappe ! Ironie du sort : le créateur du sport est donc à peu près la seule personne à ne pas pouvoir s’en servir !

Quant aux équipes de bénévoles, les fameuses « cellules », elles turbinent grâce à une dizaine de dynamiseurs qui excellent, à l’image de notre ami Olivier Migeot, promu à la manoeuvre pour le fonctionnement du bar !

Côté sportif, une tendance semble se confirmer chez les messieurs. La balle « babolat », plus lente, ainsi que des terrains meilleurs d’année en année, donnent un avantage qu’ils n’avaient pas naguère aux moussaillons qui savent bien défendre. Pour preuve : les paires de purs attaquants ont plus de mal, même si l’on retrouve un tandem très offensif en finale, Jérôme Jeanmart-Denis Colson. Celui-ci est vaincu sans bavure par un duo « mural » composé de l’indébordable Jérôme Colson (2e victoire en doubles messieurs) et de l’infatigable Juliano Corvo, à la fois très bon défenseur et redoutable contre-attaquant. Un moment important. D’une part parce qu’il y a très longtemps qu’un joueur aussi jeune (dans la vingtaine) s’est imposé en finale d’un tournoi majeur, d’autre part parce qu’un fils d’un joueur titré (l’aîné d’Antonio) suit enfin les traces paternelles. La relève s’amorce.

Nous soulignerons aussi l’excellente performance de la paire Ludovic Leleu-Jonathan Moncousin (3e) et l’autre place en demi-finale pour Antoine Bastin associé à Gaëtan Hardy. Quant à Laurent Jonet, après quelques années de participation fidèle, il touche enfin au plaisir d’atteindre les quarts de finale.

Chez nos dames, la palme suprême revient à deux joueuses dont la puissance a balayé l’opposition : un tout premier titre majeur pour les jeunes Lora Albert, fille de notre illustre Philippe, et Romane Mathy, fille de notre monumental Bertrand. Les expérimentées Lolita Genard et Alysson Di Lillo n’ont rien pu faire en finale en dépit d’un parcours remarquable. Anaïs Catsampas-Sophie Bailleux et Caroline Schaefs-Carinne Threis accrochent une belle place en demi-finales. Côté révélations, épinglons le jeune duo Elise Mollet-Adeline Laviolette et le duo beaucoup plus « mûr » composé de Francine Matagne et de Monique Decat.

Chez les juniors, les « enfants du badmintennis » émergent en la personne de Jade Dache et de Robin Colson, tandis que le terrible binôme-épouvantail Manon Jeanmart-Julien Adnet l’emporte logiquement et sans coup férir en doubles mixtes. L’expérience des anciens vainqueurs, Christine Kaisin et Frédéric Michaux, n’a pas suffi devant cette tornade. Il est à noter que Jonathan Moncousin, demi-finaliste en mixtes aussi, avec la complicité de Caroline Simon, devient l’un des hommes de ce tournoi.

Après un hommage émouvant rendu à nos nombreux disparus des derniers mois, dont nos deux joueurs légendaires, Olivier Santolini et Didier Lefèbre, partis bien trop tôt, la remise des récompenses met comme d’habitude en avant les prix spéciaux, avec l’honneur pour le dévoué Nicolas Ostrega et « l’esprit badmintennis » pour l’exemplaire Mike Debehogne.

Au bout du compte, le seul petit regret de cette édition 2024, c’est la qualité décevante des finales. Tout le reste fut impeccable. Sur le site du Panorama, nous nous quittons, toujours aussi mélancoliques, avec un Sylvain Collart endormi et surtout « momifié » par les bons soins d’Antoine ! Et surtout avec la conviction que la mise en place et le déroulement du  tournoi de badmintennis sont à présent huilés comme une horloge suisse…à condition, bien sûr, que le nombre de bénévoles se maintienne confortablement. Il faudra y veiller.

2014 16

Badmintennis 2024 : Reportage Bouké.média

Badmintennis 2024 : Vue du ciel