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2018 : la révolution de l'intendance

Décidément, depuis que les tournois sont centralisés à la rue du Panorama, ils inspirent les organisateurs qui ne cessent de trouver des aspects à améliorer. Jérôme se surpasse tandis qu’Anne et Jon, pour la première fois au sommet de la pyramide organisationnelle, révolutionnent l’intendance. La buvette est unique mais beaucoup plus volumineuse, pragmatique et pratique, sous l’impulsion extraordinaire du sixième mousquetaire du badmintennis, alias Jon Charte. Son équipe cartonne avec surtout « Jumbo » Libert, Eric Rosart et son épouse Carinne, tous les trois au four et au moulin.

Les inscriptions ont connu un succès fabuleux. Il faut souligner l’intégration parfaite de nos amis « pongistes » du cœur, joueurs occasionnels de badmintennis au tournoi philanthropique de Vedrin, lancé admirablement par Eric Wilmot. C’est Thomas Wilmet qui, de ces généreux pongistes, effectuera le meilleur parcours (troisième tour). Nous enregistrons aussi la venue de notre premier fan « virtuel », le sympathique Jean-Luc De Bruyne, lequel a découvert le badmin sur notre site !

Trois innovations parmi d’autres vont marquer les esprits et l’édition 2018 : la nouvelle monnaie « macduche », les gobelets réutilisables et les délicieuses crèmes glacées qui rafraîchissent ! Il est vrai que nous allons connaître la quatrième version caniculaire du Grand Tournoi, au cœur d’un été, et même d’une année d’exception d’un point de vue météorologique. Tous les records de luminosité et de température seront battus en 2018 !

D’un point de vue sportif, cette chaleur fait le bonheur des uns et la souffrance des autres. Autant le dire tout de suite, les deux joueurs à la première place du classement « mondial » vont en faire les frais et réaliser leur moins bon tournoi depuis longtemps. Si Manon, victorieuse en simples quatre fois d’affilée, atteint tout de même les demis avec ses pépins physiques, Philippe, dit Piliop, quittera le tournoi le dimanche matin après des premiers matches catastrophiques qui ont vu bouleverser le tableau de fonds en combles.

Qui va en profiter du côté féminin ? Sophie ? Alexandra ? Christine ? Alysson ? Les éternelles dauphines, Carinne et Caroline ? Le niveau est en tout cas bien relevé. Il suffit pour s’en convaincre de lire le nom de plusieurs anciennes gagnantes ou finalistes dans le tableau, comme Laetitia Santolini par exemple, ou encore Claude Gillard et Angélique Seront qui décrochent toutes les deux une très belle place en quarts de finale. Nos filles expérimentées, malgré des non participations cumulées, démontrent qu’elles ont encore de belles ressources dans leur raquette.

Au final, la bienheureuse qui exploitera à merveille cette édition de haute tenue se nomme…Carinne Threis. Après de multiples finales perdues (même aux Masters par deux fois !), l’ex-collègue de Phil ne laissera pas passer l’aubaine de remporter une finale enfin ouverte, qui voit deux outsiders habituelles s’affronter. Le contraste est forcément saisissant entre la vaincue Caroline Simon, si souvent finaliste, elle aussi, et qui doit se résigner à porter l’étiquette d’éternelle seconde, et la grande victorieuse qui, après dix-neuf années d’essais et d’attente, décroche le graal. La joie de Carinne n’est pas moins lumineuse et éclatante que n’importe quelle gagnante d’un tournoi du Grand Chelem ! Elle a pris l’ascendant physique et mental sur une pourtant toujours vaillante Caroline, épouse du mousquetaire Philippe Dache. La coupe, nouvelle et aux dimensions rivalisant (enfin) avec celle des hommes, fera le tour de la capitale dans quelques jours. Carinne et sa coupe devant le Manneken Pis, sur la Grand-Place, à Bruxelles-plage, etc. ! Sublime et pittoresque à la fois !

Du côté des vétérans, l’hyper favori Frédéric Jeanmart, toujours dans le top 20 messieurs, ne va pas laisser passer sa chance de remporter son premier titre individuel. Il triomphe logiquement, en finale devant Eric Wilmot, toujours en progrès, grand fidèle du badmin depuis une bonne douzaine d’années et dont le pére Gaston participait également à la catégorie à plus de 80 ans ! Dans ce tableau de plus en plus étoffé, on note les très bonnes places en demi-finales d’un très ancien, Benoît Fena, qui, comme le bon vin, se bonifie au fil des années, et celle d’un carrément néophyte, Francoli Catsampas, sympathique habitant du quartier des Ternes.

De façon plus surprenante, le tableau juniors pulvérise le record de participants : vingt-deux joueurs en herbe foulent nos courts de badmintennis ! L’avenir de la balle en mousse est radieux ! Le fils d’Eric Wilmot, Jude, très à son avantage les dernières saisons, est favori. Mais le tableau dissimule quelques cracks. Mathias Colson, fils de Gérald et de Christine Kaisin, et Mathis Roland, fils de Judith Julien, compagne de Michel Fena, cartonnent et bousculent les pronostics. Le doué Jude évite tout de même les écueils pour se hisser en finale. Là, il tombe sur son maître en la personne du très costaud et physique Gaspard Mathy. Bon sang ne peut mentir : Gaspard n’est autre que le frère de Romane, douée elle aussi, et surtout le fiston du prodigieux Bertrand, lui-même tonton de Juliette et Antoine Bastin. Bref, on sait ce que sont les sports de raquette dans la famille !

Du côté des messieurs, si quatre ou cinq noms se détachent, il est toujours beaucoup plus compliqué d’émettre des pronostics solides. Une année n’est pas l’autre même si les meilleurs sont forcément plus réguliers. Il faut dire que sur le nombre record de 92 joueurs, c’est difficile de deviner ceux qui réussiront leur tournoi et ceux qui échoueront. Très vite, les observateurs se sont aperçus qu’il y aurait pas mal de surprises. Premier tournoi de simples avec les nouvelles balles Babolat, plus lentes, terrains carbonisés par la chaleur et la sécheresse, donc plus « terreux », poussiéreux, température suffocante, en particulier le jeudi et le vendredi (38° à l’ombre).

La première bombe provient d’un certain Maxime Bodson, deuxième participation. Il émerge premier d’un groupe mortel devant François Simon et Frédéric Jeanmart. Excusez du peu ! Comme déjà dit, le Fredo se rattrapera magistralement en vétérans. Corentin Renson, compagnon de Charlotte Rosart, réalise aussi un parcours superbe en atteignant pour la première fois les huitièmes. Tandis que Ludovic Leleu échoue à nouveau en huitièmes de finale également en se payant le scalp de deux caïds de la mousse, comme il en a pris désormais l’habitude (Jérôme Colson et Michel Fena), les deux véritables révélations ont pour nom Julien Piron, époux de Marie Bailleux, et Juliano Corvo, fils prodige d’Antonio, qui s’affrontent dans un quart de finale complètement inattendu. Le cadet, « Djou », réalise un exploit rare en sortant vainqueur de ce combat à l’arraché : en effet, les adolescents en demi-finales d’un grand tournoi messieurs ne courent pas les rues ! Juliano marche ainsi sur les traces de ses illustres prédécesseurs Jean-François Ficheroulle et François Rota…

Par ailleurs, les finalistes, eux, n’en sont pas à leur premier coup d’essai, loin de là ! La victoire se joue logiquement entre deux anciens vainqueurs : Antonio et Christophe Dache. Logiquement parce que nos deux artistes de la mousse portent la qualité badmintennistique à un niveau rarement atteint. Tonio est monstrueux de régularité, Christophe énorme d’un point de vue mental et en jeu d’attaque. Frédéric Michaux, star des années 90 et revenu à un niveau fantastique ces dernières éditions, s’est immiscé brillamment dans le dernier carré mais ne peut revendiquer davantage. Dans des conditions climatiques aussi éprouvantes, c’est surtout la fraîcheur et le physique qui font la différence. En dépit d’un Tonio impérial, Christophe est encore plus souverain, carrément sur son nuage, rien ne lui résiste. Décrochant ainsi son…troisième sacre, le Ternois vainc l’Auvelaisien au terme d’une superbe finale.

Comme d’habitude, la remise des prix, aux accents verts (les chemises du comité !) et aux odeurs de frites, connaît son lot de rires et d’émotions. Nous nous souviendrons des larmes de joie et de fierté de Frédéric Jeanmart à l’égard de son adorable fiston Jérôme. Il est vrai que ce dernier s’est démené de façon magistrale au cours de ces dernières années. Grâce aussi au merveilleux travail d’Anne et Jon et de tous leurs bénévoles, le Président cède un relais idéal au fondateur Philippe pour le trente-cinquième anniversaire. Un bon relais et même une assise confortable.

La saison n’en reste toutefois pas là. Alors qu’un petit tournoi intime avait déjà eu lieu en mai, à Vedrin, voilà qu’une initiative fabuleuse surgit de l’inspiration généreuse du trio Antonio-Denis-Jérôme Colson (les deux cousins) : l’organisation des Masters au début de l’automne ! C’est ainsi qu’après neuf ans d’attente, les meilleurs classés se retrouvent aux Ternes pour ce tournoi toujours spécial et très prisé. La météo nous est beaucoup moins clémente mais l’enthousiasme est bien de la partie ! Le tirage au sort met du piment à la journée. C’est aussi la possibilité d’une revanche pour certains…et surtout de nouvelles retrouvailles chaleureuses entre membres de cette famille sportive pas comme les autres. Christophe Dache n’est resté que 55 jours à la place de numéro un puisque c’est Phil qui s’impose et reprend son « trône » au terme d’un beau parcours où il est monté en puissance (en écartant notamment le vainqueur de juillet, ainsi que le toujours bien placé Denis). L’excellent Gaëtan, tombeur de François Rota en demi-finale, sera un brillant finaliste. Et chez les filles…, c’est Manon qui remporte et soulève le fameux « trophée de verre » en remettant les pendules à l’heure. Elle s’impose sur la joueuse de l’année, Carinne. Sans surprise, Sophie et Caroline ont atteint le stade toujours envié des demi-finales…

2018, une année pleine…

 

2018 11

Badmintennis 2018 : 34e édition !